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SEDEXLAB inc.

724, Bériault, local B,
Longueuil (Québec) J4G 1R8

1250, av. de la Station, casier 6
Shawinigan, Qc
G9N 8K9

François Hamel, Géo.

Directeur

fhamel@sedexlab.com

Pascal Fortin, Géo.

Chargé de Projet

pfortin@sedexlab.com

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Tout sur la pyrite:

Les signes caractéristiques

Les signes apparents de présence d’un remblai pyriteux sous la dalle de béton, observables lors d’un examen visuel attentif, sont les suivants:

  • Des fissures ouvertes plutôt verticales situées aux coins et au sein des murs de fondation des sections où la dalle est au niveau sol (garage, rez-de-chaussée). Les poussées latérales peuvent aussi causer le détachement et le mouvement latéral du mur extérieur.
  • Des fissures dans la dalle de béton, souvent en formes d’étoile ou de croix qui s’ouvrent progressivement.

  • Un soulèvement de la dalle de béton est associé à ces fissures. Apparence de dôme ou de bosse.

  • La présence de poudre blanchâtre ou de cristaux en forme d’aiguilles entremêlées sur le béton près des fissures.

  • Lorsqu’un faux plancher et/ou des murs de cloisons sont appuyés sur la dalle du sous-sol, ils peuvent présenter les désordres suivants : bombement du faux plancher ; flambage des cloisons (fléchissement) ; les parements de gypse peuvent fissurer ; le mauvais fonctionnement des portes.

  • Des dommages semblables peuvent apparaître à l’étage supérieur, lorsque le soulèvement est transmis au plancher et aux cloisons intérieures.

Quels types de remblais sont problématiques?

Avant l’application du protocole CTQ-M100 (procédure de contrôle volontaire), mis en vigueur le 15 avril 1999, aucune réglementation particulière ne s’appliquait au remblai granulaire destiné à la construction résidentielle. On pouvait facilement retrouver sur le marché un remblai de catégorie économique, appelé « tout venant » ou TV, qui se compose de pierre de faible dureté, pénétrante à l’humidité et à l’oxygène, et particulièrement vulnérable à l’oxydation de la pyrite. Elle est utilisée en construction commerciale et résidentielle (particulièrement dans les garages). On peut retrouver dans cette catégorie le shale argileux et la pélite argileuse, réputés pour causer des problèmes de soulèvements.

Répartition des cas

Dans la région métropolitaine de Montréal, les remblais problématiques peuvent provenir de pierre calcaire, mais proviennent particulièrement des shales argileux et des pélites retrouvés dans la province géologique des Basses-Terres-du-St-Laurent.

Bien que la majorité des cas répertoriés se situe en Montérégie et dans la grande région de Montréal, on signale des cas ailleurs dans la province. Il n’est pas rare de rencontrer des cas problématiques dans la région de Repentigny, de Sorel et même dans les banlieues de la ville de Québec.

De façon générale, les bâtiments affectés sont âgés entre 8 et 40 ans. Toutefois, des cas de bâtiments parfois âgés de 50 et même 60 ans ont été répertoriés ; des dommages sont également signalés sur des bâtiments de moins de cinq ans. 

La pyrite et la santé

Selon une première opinion du Département de santé publique de la Montérégie, le phénomène de l’oxydation de la pyrite ne peut être, à lui seul, responsable de problèmes de santé des occupants d’un bâtiment. Cependant, d’éventuels problèmes de santé pourraient être causés indirectement par la pyrite : les fissures à la dalle ou aux murs de fondation pourraient favoriser l’augmentation du taux d’humidité au sous-sol et pourraient provoquer des problèmes de qualité de l’air avec l’apparition de traces de moisissures.

Ainsi, au niveau de la santé humaine, le gonflement sulfatique des remblais ne semble pas poser plus de problèmes que d’autres types de dommages aux fondations et requiert les même précautions d’usage.